L'étude sectorielle AYDI sur les industries culturelles et créatives décrit une musique en forte croissance portée par le streaming, mais aussi une faible rémunération des créateurs, l'informalité et la piraterie. Une partie de la perte de revenus tient à l'administration : titres publiés avec des métadonnées incomplètes, crédits oubliés, œuvres non déclarées, partages entre auteurs jamais écrits. Le service prend en charge ce travail de fond pour les musiciens indépendants et les petits labels : inventaire du catalogue, fiches de métadonnées, accords de partage, dossiers de déclaration, suivi des relevés et signalement des utilisations non autorisées. L'IA aide à structurer, vérifier et rédiger ; l'artiste reste décisionnaire.
Le problème à résoudre
Beaucoup d'artistes marocains publient leurs titres seuls, via un distributeur numérique, sans renseigner correctement les auteurs, compositeurs, interprètes et producteurs. Des œuvres ne sont pas déclarées, des collaborations ne font l'objet d'aucun écrit, et les relevés de revenus restent incompris.
Ils n'ont ni manager ni éditeur pour s'en occuper, et le sujet paraît technique et décourageant. Pendant ce temps, des titres sont réutilisés sans autorisation sur des plateformes vidéo, et les litiges entre coauteurs se multiplient faute de preuve écrite.
Qui paie et comment le trouver
Musiciens et chanteurs indépendants, beatmakers et compositeurs, groupes de musique populaire, chaâbi, gnaoua, amazighe, rap ou fusion, petits labels et studios d'enregistrement, artistes de la diaspora qui publient depuis l'étranger.
Offre et prix de départ
Trois niveaux suffisent pour démarrer. Ces fourchettes sont des points de départ à confronter aux prix pratiqués dans votre ville ; leur construction est expliquée dans notre méthode.
Audit de catalogue
1 200 – 3 000 DHInventaire des titres publiés et inédits, vérification des métadonnées et des crédits sur les plateformes, liste des œuvres à déclarer et des accords manquants.
Mise en ordre du catalogue
2 500 – 6 000 DHFiches de métadonnées complètes, modèles d'accords de partage entre coauteurs, préparation des dossiers de déclaration, classement des preuves de création.
Suivi trimestriel
600 – 1 500 DH/moisFiches pour chaque nouvelle sortie, lecture et synthèse des relevés de revenus, veille des utilisations non autorisées et préparation des signalements.
Outils et rôle de l'IA
- Un tableur : registre du catalogue : titres, auteurs, compositeurs, interprètes, parts, codes d'identification, dates.
- Un modèle de langage : synthèse des relevés, rédaction des fiches, des modèles d'accords à faire valider et des messages de signalement.
- Un espace de stockage sécurisé : archivage daté des preuves de création (maquettes, partitions, échanges).
- Les tableaux de bord des distributeurs et plateformes : vérification des métadonnées et des revenus déclarés.
Les outils évoluent vite : privilégiez des formules mensuelles au départ et gardez vos contenus (modèles, glossaires, bases de réponses) dans des formats transférables.
Plan de lancement
- Semaine 1-2Se former aux règles de base : droit d'auteur, droits voisins, rôle de l'organisme de gestion collective, fonctionnement des distributeurs numériques.
- Semaine 3Réaliser un audit gratuit pour un artiste de votre entourage et documenter les problèmes trouvés.
- Semaine 4-5Présenter l'audit type aux studios d'enregistrement et aux collectifs d'artistes, qui sont en contact avec de nombreux musiciens.
- Semaine 6-8Convertir les audits en mises en ordre de catalogue, puis proposer le suivi trimestriel.
Avant d'investir davantage, appliquez la méthode de validation en 30 jours.
Exemple chiffré
Hypothèse illustrative : 3 audits par mois à 1 800 DH, soit 5 400 DH, une mise en ordre de catalogue à 4 000 DH, et 5 artistes en suivi à 900 DH par mois, soit 4 500 DH. Total : 13 900 DH par mois, sans aucune commission sur les droits des artistes.
Ce calcul sert à raisonner, pas à prévoir. Calculez votre propre prix plancher avec notre guide sur les prix.
Erreurs à éviter
- Se présenter comme agent ou éditeur et percevoir des droits au nom de l'artiste sans mandat écrit ni statut adapté.
- Rédiger des accords de partage ou des contrats définitifs sans relecture par un juriste.
- Promettre une hausse des revenus : le service améliore la protection et la traçabilité, pas l'audience.
Cadre légal
Le prestataire peut exercer sous le statut d'auto-entrepreneur ou en SARL, avec ICE et facturation. Le droit d'auteur et les droits voisins sont régis par la loi 2-00, et la gestion collective des droits relève d'un organisme dédié (BMDAV) : l'artiste reste titulaire de ses droits et effectue ou signe ses déclarations, le prestataire ne fait que les préparer. Toute perception de revenus pour le compte d'un artiste suppose un mandat écrit. Les données personnelles des artistes et coauteurs relèvent de la loi 09-08. Faites relire vos modèles d'accords par un juriste. À vérifier auprès du BMDAV, d'un avocat spécialisé et de la CNDP.
Pour facturer, le statut d'auto-entrepreneur est souvent le plus simple au départ ; attention à la règle des 80 000 DH par client, détaillée dans notre guide sur le statut. Pour les données personnelles, voir le guide sur la loi 09-08.
Questions fréquentes
Faut-il être juriste ?
Non pour l'organisation du catalogue et la préparation des dossiers. Pour les contrats et les litiges, orientez systématiquement l'artiste vers un juriste.
Que faire face à une réutilisation non autorisée ?
Rassembler les preuves, vérifier qui détient les droits, puis préparer un signalement via les outils de la plateforme ou du distributeur. En cas de litige, un avocat prend le relais.
Ce service intéresse-t-il les petits artistes ?
Oui, surtout ceux qui publient régulièrement ou collaborent avec plusieurs coauteurs : c'est au début qu'il est le plus simple de mettre de l'ordre.