L'étude sectorielle AYDI sur les industries culturelles et créatives relève un accès limité au financement, l'absence de structures professionnelles et la fuite des talents. Elle voit aussi des opportunités dans l'animation, le tourisme culturel et le retour des talents de la diaspora. Entre ces constats, un maillon manque souvent : la capacité à présenter un projet. Appels à projets publics, fonds d'aide au cinéma, résidences d'artistes, festivals et programmes des instituts culturels étrangers exigent des dossiers précis, souvent en plusieurs langues. Le service accompagne le créateur dans la veille des appels, la rédaction du dossier artistique, la note d'intention, le budget prévisionnel et le portfolio. L'IA aide à structurer et à traduire ; la voix de l'artiste reste au centre.
Le problème à résoudre
Les créateurs ont souvent un vrai projet mais peu de temps et d'expérience pour le formaliser : note d'intention trop vague, budget incohérent, calendrier irréaliste, pièces manquantes. Les appels se succèdent avec des formats et des dates différents, et beaucoup passent à côté faute de veille.
Les petites compagnies, associations culturelles et collectifs n'ont pas de chargé de production. Les dossiers sont montés dans l'urgence, la veille de la date limite, ce qui réduit leurs chances et décourage de candidater à nouveau.
Qui paie et comment le trouver
Artistes plasticiens, photographes, illustrateurs, compagnies de théâtre et de danse, musiciens, jeunes réalisateurs de courts métrages et de documentaires, auteurs de bande dessinée, associations et collectifs culturels, festivals émergents.
Offre et prix de départ
Trois niveaux suffisent pour démarrer. Ces fourchettes sont des points de départ à confronter aux prix pratiqués dans votre ville ; leur construction est expliquée dans notre méthode.
Dossier artistique
1 500 – 3 500 DHBiographie, démarche, présentation de 3 à 5 œuvres ou projets, portfolio mis en page, en français et dans une seconde langue.
Candidature accompagnée
2 000 – 6 000 DHLecture du règlement, note d'intention, budget prévisionnel et calendrier, pièces à fournir, relecture finale avant dépôt.
Veille et calendrier
400 – 900 DH/moisSélection mensuelle des appels à projets, résidences et festivals adaptés au profil, avec dates limites et pièces demandées.
Outils et rôle de l'IA
- Un modèle de langage : structuration de la note d'intention à partir d'un entretien, reformulation, traduction relue, adaptation aux critères de chaque appel.
- Un tableur : calendrier des appels, pièces requises, suivi des candidatures et des réponses.
- Un outil de mise en page : portfolio et dossier artistique à l'identité du créateur.
- Une liste de sources officielles : sites des ministères, fonds, instituts culturels et festivals, consultés directement pour chaque appel.
Les outils évoluent vite : privilégiez des formules mensuelles au départ et gardez vos contenus (modèles, glossaires, bases de réponses) dans des formats transférables.
Plan de lancement
- Semaine 1-2Recenser les principaux appels récurrents pour une discipline (arts visuels, spectacle vivant ou cinéma) et construire un calendrier type.
- Semaine 3Préparer un dossier artistique pilote pour un créateur de votre entourage, à prix réduit contre un témoignage.
- Semaine 4-5Présenter l'offre dans les espaces culturels, écoles d'art, associations et groupes de créateurs.
- Semaine 6Accompagner les premières candidatures sur des appels ouverts et proposer la veille mensuelle.
Avant d'investir davantage, appliquez la méthode de validation en 30 jours.
Exemple chiffré
Hypothèse illustrative : 2 dossiers artistiques à 2 500 DH et 2 candidatures accompagnées à 3 500 DH par mois, soit 12 000 DH, plus 6 créateurs abonnés à la veille à 600 DH, soit 3 600 DH. Le service est facturé quel que soit le résultat de la candidature, ce qui doit être écrit dans le devis.
Ce calcul sert à raisonner, pas à prévoir. Calculez votre propre prix plancher avec notre guide sur les prix.
Erreurs à éviter
- Promettre l'obtention d'une aide ou d'une sélection : la décision appartient aux jurys.
- Rédiger une note d'intention générique produite par l'IA, qui efface la singularité de l'artiste et se repère facilement.
- Se rémunérer par un pourcentage sur l'aide obtenue lorsque le règlement de l'appel l'interdit ou ne le prévoit pas.
Cadre légal
Le prestataire peut exercer sous le statut d'auto-entrepreneur ou en société, avec ICE et facturation. Le candidat reste seul responsable du contenu et de l'exactitude de son dossier ; certains appels exigent un statut particulier du porteur (association, société de production, carte d'artiste) et interdisent d'imputer certains frais. Les œuvres présentées doivent respecter les droits d'auteur (loi 2-00) et le droit à l'image. Les données personnelles des créateurs relèvent de la loi 09-08. Lisez chaque règlement et vérifiez les conditions auprès de l'organisme concerné (ministère de la Culture, Centre cinématographique marocain, institut ou festival).
Pour facturer, le statut d'auto-entrepreneur est souvent le plus simple au départ ; attention à la règle des 80 000 DH par client, détaillée dans notre guide sur le statut. Pour les données personnelles, voir le guide sur la loi 09-08.
Questions fréquentes
Faut-il venir du milieu culturel ?
C'est un atout important : connaître les codes des jurys, le vocabulaire et les acteurs rend les dossiers plus justes. Une expérience en production ou en médiation culturelle est idéale.
Peut-on être payé au succès ?
Préférez un forfait connu à l'avance. Si vous ajoutez une part variable, vérifiez qu'elle est compatible avec le règlement de l'appel et écrivez-la clairement.
Faut-il traduire les dossiers ?
Pour les résidences et festivals étrangers, oui : un dossier en anglais ou en espagnol, relu par un locuteur, élargit fortement les possibilités.